
EAU
Installation
LE PROJET EAU / WATER : La réfraction du plastique sur le mur créée par la projection d'une video d'eau en mouvement recrée un processus d'altération du réel, d'une "re-présentation" du réel. Les jeux de lumière sur le plastique sont graphiquement intéressants mais cachent l'absence de conscience que nous portons envers nos modes de vie actuels. Comme humanité nous ne réagissons pas à l'urgence d'une réflexion sur le développement durable. Notre relation avec la nature, est pourtant notre source de survie nous avons mis une distance entre nous et l'urgence d'agir. Le projet EAU/WATER recrée physiquement cette distance, ce processus de dénie propre à notre réalité.
EXPOSITION TRACE, EXPOSITION COLLECTIVE ART SESSION MTL, DU 15 AU 20 MAI 2018, AU POPOP CIRCA, ÉDIFICE BELGO
"TRACE" est la deuxième de quatre expositions collectives "Art session Mtl" qui seront présentées en 2018 au POPOP Circa, Édifice Belgo, inspirées du contenu de la "charte de la terre". De par nos activités et nos choix de vie nous laissons des traces, nous choisissons ainsi d'altérer ou de modifier le lieux dans lequel nous vivons et nous choisissons ainsi comment nous y vivrons.
EAU / WATER
Je suis claire et sans défauts
je suis cette mère ces eaux
La vie en moi se propage
et crée des mondes sans barrage
en équilibre j’existe assouvie
depuis des millions de vies
je coule dans vos veines, j’y suis
Et pourtant....
Mes pays sous-marins enchanteurs
ou résident mes mondes de profondeurs
peuplés d’âmes qui déploient leurs ailes
à travers les coraux et paysages surréels
Ces mondes qui m’habitaient en paix
tremblent maintenant sans préavis
ils sont en instance de survie
envahis, trahis
Un intrus incongru se faufile
il s’accumule s’empile
mur montagne continent
comme un monstre impertinent
Ces particules éternelles
en flotaison industrielles
se meuvent doucement
vers notre enterrement
Mais avant....
Ces grands vaisseaux à voiles
sur fond d’étoiles
foulaient mes eaux et dans les arrêts
partageait des secrets
insondables mais parfaits
ils n’existent plus ni ma beauté, disparue
cette poésie ininterrompue
Ils feraient sûrement naufrage
sur ce continent de plastique perdu
PETE, PEHD, PVC, PEBD,
polypropylène, polystyrène
que deviennent nos contes de fées
où sont allées nos sirènes
Celles qui chantaient sans gêne
Ce soleil qui se couchait dans mon eau
pure et saline
se reflète maintenant
sur un contenant d’aspirine
ou pire encore de pâte à dent
pendant 250 ans
Mais rien n’est perdu
mon corps même s’il crie fort
existe encore il n’est pas mort
des milliards de gestes évités
des inventions sont nées
des milliards de gestes transformés
et mon espace redevient sacré